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Qui est l’auteur ?

→ Je suis Alain GROSOS 55 ans, ma passion le running. Quelques marathons dans les jambes, des semi-marathons, un 100 km à Belvès, un triathlon à Rambouillet, des courses populaires comme Paris Versailles et une multitude de courses locales…

Dans l’enfance, comme tous les enfants je joue à des jeux de société que tout le monde connaît. A cette différence près que je revisite les jeux à ma manière au risque de me faire traiter de tricheur par mes cousins et cousines qui pensent que je réadapte les règles en ma faveur.

Ce n’est pourtant pas le cas, je réadapte le Cluedo en jeu de vol de bonbons dans les magasins. Plus tard, je détourne le Monopoly, plus d’hôtels mais des garages où il faut acheter des mobylettes, étrange à 14 ans ! A 18 ans, dans la même idée, il faut acheter des voitures et les mettre dans les garages dans la nouvelle version du moment après avoir passé le permis de conduire.

« Rien de concret ni de sérieux jusque-là, juste un intérêt à modifier, adapter et inventer. »

Bien plus tard c’est un jeu un peu plus aboutit qui sera conçu. Deal, il s’agit de trouver le dealer dans le métro Parisien. On est soit le policier, l’agent RATP ou le dealer, le gagnant est celui qui arrive au commissariat ou dans son repère de dealer en ayant réalisé son objectif. Il y aura aussi le Big Bus, transporter le plus de voyageurs jusqu’au terminus avec un itinéraire dans Paris, espérer que peu de voyageurs descendent aux arrêts demandés et que beaucoup montent dans les bus, le tout avec des cartes et un dé. Aucun de ces jeux n’aura vu le jour, les règles étant restées au stade d’ébauche.

 

La découverte du marathon

En vacances dans les Pyrénées je randonne avec un dénommé Jacques V. Cette personne est à l’époque entraîneur du club d’Albi dans le Tarn. Il parle course à pied, plan d’entraînement, et utilise des termes que je ne connais pas. Je fais du jogging depuis quelques années mais n’ai jamais fait de compétitions, hormis des courses dans le cadre de l’école ou des cross au sein de l’armée bien des années plus tôt.

Avant une randonnée, il me dit que nous allons être accompagnés par un athlète de son club qui vaut 2h45 sur marathon. Une autre personne qui randonne avec nous est fière de me dire qu’il a fait son premier marathon à 50 ans avec un plan d’entraînement fait par Jacques. De retour de vacances j’achète un jogging et découvre tout un nouvel univers : je tombe les deux pieds dans l’entraînement spécifique course à pied.

Jacques V sera mon premier entraîneur, il m’envoie les plans et lui retourne mes temps et sensations de course. Je fais mon premier marathon à Paris en 1994, le second à Reims la même année. Mon record l’année suivante à Paris en 3h12’59’’. Je m’inscris alors en club au CS Brétigny et me licencie.

 

Le marathon de New York

En 2009 je lance l’idée dans le club des Foulées Breuilletoise d’une participation au marathon de New York en 2011 car c’est l’année de mes 50 ans. Carole V, une adhérente du club adhère tout de suite car elle fêtera ses 40 ans. Une équipe de 10 coureurs des Foulées Breuilletoise s’envole pour NY en 2011.

L’histoire devient intéressante la semaine avant notre départ. Mon épouse Patricia a tout de suite adhéré à l’idée d’aller à NY pour le marathon. Puisqu’elle a débuté en course à pied avec moi, elle a voulu m’accompagner, non seulement pour visiter NY mais pour le marathon. Lors de notre dernière sortie, alors que toutes les semaines d’entraînement avaient été parfaitement menées, elle se plaint d’une douleur sur le côté du genou droit.

Une visite chez le médecin du sport révèle une bursite, ou syndrome de l’essuie-glace qui est une inflammation du fascia latta. Le verdict est sans appel, il est très difficile de terminer un marathon avec cette blessure. Les soins en urgence et la réalisation d’une semelle dont le but est de soulager le frottement sont faits juste avant le départ pour NY.

Tout est mis en œuvre sur place à NY pour qu’elle puisse prendre le départ, courir et éventuellement arrêter la course et prendre le métro pour nous retrouver à l’arrivée. Avant de partir un ami coureur et triathlète Laurent G nous avait dit : NY…même en marchant et en 5 heures vous allez au bout ! Elle est allée au bout en serrant les dents pendant 30 kilomètres. Je lui rends hommage car elle a fait ce que beaucoup d’hommes n’auraient pas réalisé.

« L’idée de faire un jeu sur le marathon venait de naître, et merci aux américains pour leur ferveur et leur enthousiasme qui nous a aidé dans la 5ème avenue…grandiose ! »

 

La genèse du jeu

De retour en France, l’idée du jeu sur le marathon était née et j’avais en tête tous les ingrédients qui allaient faire l’âme du jeu. Le plan d’entraînement, la pasta partie, le chrono, la vma, la ligne bleue, le mur…

Les premières versions du jeu se sont appelées Word Record Marathon, Marathon Family ou Blue Ligne. Toutes ces versions étaient basées sur une notion de temps. Tout était trop compliqué à expliquer dans une règle, trop technique course pied, trop cher à faire fabriquer car un dé spécial et des planches chrono et surtout illogique. Le gagnant n’était pas celui qui arrivait le premier mais celui qui faisait le meilleur temps, même s’il arrivait dernier du jeu…
Arrivé à ce stade, j’abandonne tout du jeu sur le marathon ! Je me lance dans d’autres créations comme Top of Paris, Messager Philipidès et Starting Block qui sont des jeux qui fonctionnent actuellement mais ne sont que au stade de « maquette papier ».

Plus tard, je reviens sur le jeu du marathon. Je repars avec une idée de base, un fil conducteur, le premier gagne ! Partir avec une idée, tester, valider, et seulement ajouter une autre idée, re tester, re valider et continuer à tester, valider les idées…

« Lorsque l’on m’a dit « on peut refaire une partie ? » J’ai su que j’étais sur la bonne voie. Mais il a fallu re tester, re valider et finir par arrêter toutes les composantes du jeu. »

Restait à faire fabriquer, en France chez Fério Cric, fabricant français. Je me rends compte que le prix de revient est trop élevé. Je fais faire un devis chez Ludo Fact en Allemagne, le prix est compétitif mais il faut en faire 3000 boîtes. Il y a la Chine et la Roumanie aussi, cela ne me tente pas.

L’idée du jeu dans le sac à dos vient du constat que l’on oublie souvent les boîtes de jeu dans les placards, et que les boîtes ne sont pas faciles à transporter. Le jeu en sac à dos se loge aisément dans un sac de voyage, il peut s’emmener facilement à l’épaule en vélo. Le tapis de jeu en néoprène souple est original, et il peut se dérouler n’importe où à la plage, au camping, ou à la piscine.

Le concept de jeu en Sakados est né de l’obligation de trouver un moyen de production rentable en petite série pour un tarif correct.

Alain GROSOS